Avoir le blues après un reportage, est-ce bien raisonnable ?
Pendant près d'un mois, à l'été 2011, j'ai partagé le quotidien des compagnies de Villeneuve en Scène, l'un des rendez-vous du « Off » avignonnais. Quarante spectacles sous chapiteau, une vie qui commençait bien avant l'entrée en scène.
Mon sujet n'était pas la scène, mais ce qui l'entoure. Les répétitions, les attentes, les instants de détente, les doutes aussi. Bref, tout ce que le public ne voit pas..
Au fil des jours, je suis devenu un visage familier. J’avais proposé d’exposer dans la ville et sur le site du festival, quotidiennement, les meilleures images des jours passés. Je crois que les comédiens aiment bien se voir dans leur "intimité" sur cette fresque photo toujours changeante.
A la fin du festival, après les festivités d’adieu, les troupes en partance me klaxonnaient dans les rues…
Je suis retourné presque machinalement plusieurs jours durant sur les lieux de scène désertés.
Un coup de blues, disais-je. (2011)