Pendant quinze jours, le Tour du Faso traverse le Burkina Faso, le « pays des hommes intègres », dans une ferveur populaire qui dépasse largement le seul cyclisme. Les coureurs viennent de toute l'Afrique, mais aussi d'Europe et d'ailleurs. La chaleur, elle, ne fait aucune différence.
L'édition 2001 fut sans doute la dernière boucle des hommes intègres. Les suivantes perdirent peu à peu de leur authenticité, avant que les bouleversements du Sahel ne compliquent durablement l'organisation de l'épreuve.
Permettez-moi deux pensées particulières : une pour Alphonse Ilboudo, mon chauffeur, le meilleur du Burkina. Rien n’aurait pu se faire sans lui.
Et puis une pour le Dieu Pastis. Sous un soleil peu enclin à la clémence, un responsable de la caravane Ricard me persuada qu'un verre de pastis « sec » ferait la peau d’une déshydratation. Je ne sais toujours pas ce qu'en penserait un médecin. Mais ça a fonctionné.
Merci Alphonse. Merci Ricard. (2001)