Athènes. Puis Rome. Puis Barcelone, Marseille… et quelques autres encore. Sans doute les villes vers lesquelles j’ai le plus souvent pointé mes objectifs. J’aime photographier les villes. Ou plutôt la ville, au singulier.
Au fil des années, je les ai vues se transformer — s’uniformiser, diront les esprits chagrins. Il est vrai qu’on retrouve désormais partout les mêmes enseignes, les mêmes commerces, les mêmes fast-foods. La mondialisation a parfois des allures de chaîne de magasins.
Ce qui demeure, ce qui distingue encore chaque grande cité, est plus subtil : une manière d’être, le nom des opérateurs de téléphonie mobile, une lumière particulière, l’atmosphère d’un quartier, l’odeur d’une rue.
Avec le recul, je m’aperçois que j’ai mes petites manies de photographe. J’aime traquer les détails minuscules, ces presque-riens qui racontent une ville mieux qu’une carte postale. J’espère avoir modestement réussi à saisir ces infimes différences.
Mais c’est aussi pour échapper à cette routine — car de l’uniformité finit parfois par naître l’ennui — que j’ai eu envie d’aborder ces capitales autrement. C’est ainsi qu’est né le projet Grands Boulevards, présenté ici également.
Mais cela est une autre histoire. (2004-2026)