En 2015, trois années ont passées depuis mon dernier séjour en Grèce, trois années de crise de la dette qui ont mis à genoux le pays. Syriza, le parti d'extrême-gauche au pouvoir, dirigé par Alexis Tsipras, a tenté le bras de fer avec les financiers de l'Union Européenne. Avec panache, mais en vain.
Fin de l'été, soirée électorale à Patras. Alexis Tsipras a remis sa place en jeu et vient de nouveau de gagner son pari. Dans Ermou, je croise ses supporters qui chantent « Bella Ciao » comme aux beaux jours du printemps grec. Mais le cœur n'y est pas vraiment.
Plus tard, dans le Magne, au détour d'une conversation, on me demande : « Comment trouves-tu la Grèce maintenant ? » Je ne sais que répondre, il me faut du temps pour comprendre, alors je retourne la question : « Et toi, comment te sens-tu Grec aujourd'hui ? »
(Extrait du livre "A la Porte d'Apollon"- 2015)